Bismillah Bourem !!!

Bourem
5 novembre, 2009, 13:36
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Salam à Tous,
Un peu d’infos sur Bourem et son cercle…. Bonne lecture !!!

Bourem Foghas, chef lieu de la commune tire son nom d’une part de la déformation du mot Tamasheq « In Boragan » qui signifie le milieu des dattiers sauvages et en Songhay « Bura » qui signifie girafe (et oui avant il y avait des girafes!!!) et d’autre part du mot « Foghas » qui n’est autre que le surnom d’un des premiers chefs de village Amadou Ajinafou dont les frères Ali et Sidi Amar ont fondé le village de Bourem qui a porté leur nom sous la colonisation. Il devient le chef lieu de la subdivision de Bamba transférée le 12 Avril 1924.

A la création du cercle en 1961, il devient le chef lieu du cercle et avec le nouveau découpage communal opéré par la loi N°96-059 du 04 novembre 1996, c’est aussi autour de cette localité que s’est formée la commune urbaine de Bourem.

Territoire :

La commune de Bourem a une superficie de 13 000 km² pour une densité de 2,7hab/km².

Limites :
Sur le plan géographique, la commune de Bourem est limitée :

-Au nord par la commune de Tarkint,
-Au Sud par la commune de N’Tillit (cercle de Gao),
-A l’Est par la commune de Taboye,
-A l’Ouest par la commune de Temera.

Relief :

Le relief est constitué par des dunes de sable au Nord et la vallée du fleuve Niger au Sud.
L’ensablement est le phénomène le plus dominant qui menace la survie des êtres vivants et tous les efforts de développement. Durant la période des hautes eaux (crue), le fleuve Niger offre un paysage herbacée et très séduisant et aussi des plages tempérées en période de basses eaux.

Climat :

Le climat est de type sahélo désertique avec des écarts de température (12°C – 45°C). La pluviométrie varie en moyenne entre 40 et 100 mm.

Population :

La commune urbaine de Bourem compte 35 019 habitants répartis entre 12 villages sédentaires et 9 fractions nomades.
Les principales ethnies sont : Les Sonrhaï sédentaires, les Tamasheq nomades et les Arabes nomades et semi-nomade.

Economie :

Sur le plan économique, la commune de Bourem a une vocation essentiellement agro-sylvo-pastorale.
Les principales activités économiques dominantes sont : l’agriculture (pratiquée surtout le long du fleuve Niger et dans les mares), l’élevage (de type extensif et concerne les populations sédentaires et nomades), la pêche (pratiquée de façon traditionnelle par les autochtones et de façon plus organisée par les bozos) et plus récemment le commerce et le tourisme:déjà un hôtel et cette année ouverture d’un campement/restaurant (quartier de Kalani) à l’entrée de Bourem en venant de Gao.

Religion :

L’Islam est la seule religion pratiquée à Bourem. Chaque village possède sa mosquée et presque dans la ville de Bourem chaque quartier a une mosquée sauf le quartier Centre.

Situation géographique et administrative

Située entre 0°01’ et 0°41’ de la longitude ouest et entre 16°34’ et 17°28’ de la latitude nord,

Les principaux villages et fractions de la commune sont les suivants :

AMAKAL KALANE
BARIA BARKAINA BOUREM FOGHAS
BOUREM DJINDO
CHABARIA
DONGHOI BANO
HAWA
KARABASSANE KEL TARANGAT KAOLET
KEL INALCHINANE
TAKARANGAT CHAGARAT
KONKORON KOURMINA
MALAHIA
MAZA TAOUSSA
TARGARGUIT CHAGARAT

Milieu physique

Les températures
La commune de Bourem se situe dans la zone sahélo- saharienne.
L’amplitude thermique y est élevée entre la saison froide et la saison sèche. Les températures
minimales varient entre 15°C et 30°C en décembre et janvier, et les maximales entre 30-45°C
en mai et juin. Le climat est de type aride avec deux saisons principales :

-Une saison sèche qui se divise en deux périodes,
-une période chaude (de mars en juin) caractérisée par un vent sec ( l’harmattan) qui soufflent
du nord – est au sud-ouest
-une période froide (de novembre en février) caractérisée également par l’harmattan

-Une saison des pluies allant de juillet en octobre est marquée par la mousson qui
souffle du sud-ouest au nord – 0uest.

La pluviométrie
Les pluies sont irrégulièrement reparties dans le temps. La pluviométrie moyenne annuelle
dépasse rarement 150mm/an. Pendant la période des pluies, on assiste à des vents violents
formant des nuages opaques de sable qui réduisent la visibilité. Plus de 95% des pluies
tombent entre les mois d’août et d’octobre.
Il ressort des statistiques que la pluviométrie très faible, est en décroissance depuis les grandes
sécheresses des années 1972 et 1984. Cela justifie le caractère aléatoire des cultures pluviales.

Les Sols :
Les sols sont essentiellement représentés par :
- des dunes aplanies sur sols peu évolués subdésertiques, avec Acacia ehrenbergiana,
Panicum turgidum comme espèces végétales en surface
- des plaines avec matériaux limoneux fins sur sols brun-rouge sub- arides avec Acacia
ehrenbergiana et Schoenelefeldia gracilis comme espèces végétales en surface.
- des terrains spéciaux avec amas gravillonneurs. Ses surfaces sont dépourvues de végétation
- des dunes mortes sur sols minéraux bruts d’apport éolien avec des espèces comme Cenchrus
biflorus, et Paniocum turgidum.
- des terrains inondés sur sols peu évolués d’apport alluvial gleyfiés, avec Vetiveria nigritana
comme espèces végétales.

Le relief :
Le relief est constitué de vastes plaines alluviales sur le long du fleuve, des plateaux gréseux
granitiques, avec une alternance de dune de sable qui couvrent une bonne partie de la
commune.

L’Hydrographie:
Les Eaux de surface : la commune de Bourem est traversée par le fleuve Niger. Il faut noter
la présence des mares semi-permanentes qui se localisent dans la zone pastorale. A celles-ci
s’ajoutent des oueds (In Elegué et Essalaoua) dans le Haoussa et Agora dans le Gourma.
Le fleuve Niger étant la principale source d’irrigation des champs et des jardins maraîchers
constitue également un grand réservoir d’eau de boisson aussi bien pour les hommes que les
animaux.
Les ressources en eaux souterraines
Les eaux souterraines sont alimentées par les pluies, les eaux de condensation, et le fleuve. Le
captage des eaux souterraines se fait grâce aux forages, puits traditionnels. Les puits et
forages sont publics et privés.

Milieu biologique :

La végétation :
La situation actuelle de végétation est inquiétante dans la commune. Partout on constate une
régression du couvert végétal à cause de : la sécheresse endémique, et de l’action anthropique.
Les différents types de formations rencontrées sont
La végétation arbustive : elle est moins dense et est essentiellement composée de : Acacia
raddiana, Balanites aegyptiaca, Leptadenia pyrotechnica, Vetiveria nigritana
La végétation arborée : elle est extrêmement dégradée et sont existence est seulement
témoignée par quelques bosquets naturels dispersés
La végétation herbacée a subi les effets néfastes du surpâturage et est constituée de
Cenchrus biflorus, Panicum turgidum.
Le paysage général de la commune se représente comme suit :
Espace sableux 162410 ha
Savane arbustive 127941 ha
Zone inondable 1869 ha
Savane arborée 3619 ha
Steppe 9562 ha
Eau de surface 9737 ha

La faune :
De façon générale, la faune est en régression inquiétante à cause de la précarité du climat et
de la mauvaise exploitation de son potentiel.
La faune terrestre est essentiellement représentée par les espèces fréquentes comme: les
Rats, les Ecureuils, les gazelles, et les Chacals.
La faune aquatique : Les ressources aquatiques piscicoles sont surtout en bon état voire
satisfaisantes pendant toute l’année. Les espèces rencontrées sont : Tialapia Sp, Clarias
anguillaris. Laneo Sp, Hydrocynus forskalii, Synodontis Sp, Brycinus leuciscus. Eutropius
niloticus, et Alesties Sp. Les espèces rares sont Lates niloticus, Cytharinus citharus,
Distichodus Sp. les espèces.
A ces espèces de poisson, il faux ajouter la présence d’un potentiel important de mollusques
d’eau douce. Il convient également de citer la présence des grenouilles et des tortues.
L’hippopotame est une espèce rare.
La faune aviaire : elle est essentiellement dominée par : les perdrix, le marin pêcheur, les
vanneaux, les tisserins, les moineaux.

Le milieu humain :

Populations:
La commune de Bourem compte environs 34.913 personnes répartis entre 12 villages sédentaires et 9 fractions
nomades. Ces douze villages se trouvent au bord du fleuve Niger et les 9 fractions gravitent
autour de ces derniers à différents endroits suivant les saisons.
Les principales ethnies sont les Songhoi (sédentaires), les Touaregs,Bellah (nomades) et les Arabes (nomades)
La Structure d’âge en % se présente comme suit :
- 0 à 15 ans cette tendance constitue 25% de la population ;
- 15 à 59 ans constituent 51% de la population ;
- et de 59 ans et plus constituent 16% de la population.
La statistique montre une tendance majoritaire de la classe d’âge de 15 à 59 ans suivie de la
classe de 0 à 15 ans et 16%, on peut en déduire que cette population est vieillissante.
La Structure de sexe en % est dominée par 51,5% de Femmes contre 48,5% d’Hommes. La
statistique montre une légère tendance majoritaire des femmes par rapport aux hommes. Une
population active de 45% au niveau de la commune.
Le mouvement migratoire s’effectue généralement de façon interne dans les villes comme :
Gao, Bamako, Mopti, Sikasso ou externe vers les pays voisins : Ghana, Niger, Libye,
Burkina Faso.
La transhumance et le nomadisme se pratiquent dans le gourma et dans l’Haoussa.

Les Activités socio économiques :

L’Agriculture :
Elle est essentiellement pratiquée dans la vallée du fleuve.
La céréaliculture est basée sur le riz flottant et dressé occupant notamment une superficie très
importante exploitable.
Le maraîchage porte sur le tabac, la tomate, le blé, l’oignon, le niébé, le sorgho de décrue, il
couvre une superficie importante.

L’élevage :
Le secteur de l’élevage joue un rôle de premier plan dans la survie des populations. Il est
pratiqué particulièrement dans le Gourma, l’élevage porte sur les bovins, ovins, camelins et
asins.

La pêche :
Elle est très active de janvier en mai. Les engins de pêche utilisés sont généralement : les
sennes, les palangres, les filets maillant et les éperviers.
Les produits de la pêche sont destinés à l’auto consommation, et les groupes sociaux qui
s’adonnent à cette activité sont : les bozos (originaire de Mopti et Ségou) ; sorkho (sonrhai) ;
Haoussa (Nigeria).
Les espèces de poissons fréquentes sont : carpe, silure, Capitaine, Dou, Wachi, Djidjiri, Dari,
Hossa.
Les espèces rares sont : heindjer, Goney.
Les espèces en disparition sont : Gongota, Djaguey, N’Gonda.

Le Commerce :
Les échanges commerciaux portent en majeur partie sur les ventes et les achats de bétail, du
sucre, du thé, des céréales, des dattes, des vêtements, du poisson, et de « L’azalaï » ( système
caravanier de transport du sel gemme en provenance de Taoudeni).

L’artisanat :
Il est pratiqué par les femmes qui confectionnent des nattes, des éventails, du savon, des vêtements ect et les forgerons qui
fabriquent les couteaux, les sabres, les selles de monture de chameaux et de chevaux.

Le Tourisme
Récemment un hôtel à ouvert à Bourem et cette année l’ouverture d’un campement/restaurant avec circuits touristiques est prévue à l’entrée de Bourem en venant de Gao.
La création également d’un festival communautaire sur les cultures nomades et semi nomades cette année en Janvier va permettre de mettre en avant le potentiel de la région et aussi de rapprocher les différents groupes du cercle….
Petit à petit Bourem s’impose comme une place importante au Mali au niveau culturel, touristique et traditionnel…..

Organisations socioéconomiques et institutionnelles :
La religion musulmane est pratiquée dans toute la commune.
La société est organisée traditionnellement en groupes d’âges, et de l’existence des
associations des jeunes (Action jeune Bourem), de femmes(CAFE), des coopératives.
Bourem dispose aussi d’une radio la RCB (99.00 fm) c’est un média essentiel pour la régions au niveau de l’information, culture, musique et divertissement…

L’annonce toute récente de la construction de la route Gao-Bourem en goudron et du barrage de Taoussa sont aussi un nouveau tremplin pour Bourem !!!!
Prions tous pour l’avenir de Bourem !!!!
Al Barka
Jahou


3 commentaires
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  1. Abdoul Malick Almaïmoune

    Salut Jahou
    Vraiment vous faites beaucoup pour Bourem. Nous ne vous remercierons jamais assez pour tous vos efforts. Au nom du peuple Bouremien je vous dis sincerement merci.
    Bye

  2. nana

    bonjr où sont les images concernan le festival tamasonghoi je suis très content d’être bouremienn du courage à tout les gents surtout les jeunes génération un grand bizou a vous tous bay bayyyyyyyyy

  3. Jahou Touré

    Bjr Nana,
    vous trouverez tout sur le site…. les photos, les vidéos ect
    Bien à toi
    Jahou



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